356 pages - janvier 2026
ISBN papier : 9781789482348
ISBN ebook : 9781789492347

Code ERC :

SH7 Human Mobility, Environment, and Space
SH7_9 Energy, transportation and mobility
SH7_10 GIS, spatial analysis; big data in geographical studies

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Cet ouvrage invite à repenser collectivement et de manière pluridisciplinaire les outils de modélisation des interactions spatiales et des dynamiques territoriales, à différentes échelles de temps et d’espace. Les mutations récentes de la mobilité, conjuguées aux impératifs de la transition écologique, bouleversent les systèmes territoriaux et interrogent la manière dont la recherche scientifique les modélise.

La coévolution transport, mobilité, territoire explore ces questionnements à la fois méthodologiques et épistémologiques au sein d’une communauté de chercheurs et chercheuses, principalement géographes. L’ouvrage met en lumière le rôle des configurations spatiales dans l’évolution des réseaux, ainsi que l’influence réciproque de ces réseaux sur les dynamiques territoriales. Il aborde également la spécification, l’ontologie, la calibration et la validation des modèles, la question des données mobilisées ou à produire, ainsi que les hypothèses et usages qui sous-tendent ces approches.

Partie 1. Enjeux et perspectives des modèles d’interaction spatiale
Partie 2. Catégories spatiales et approches relationnelles
Partie 3. Intégration des dynamiques de temps long
Partie 4. Enjeux épistémiques de la modélisation

Florent Le Néchet

Florent Le Néchet est maître de conférences en aménagement de l’espace et urbanisme à l’Université Gustave Eiffel. Directeur adjoint du laboratoire Ville, Mobilité, Transport, il enseigne à l’École d’Urbanisme de Paris. Ses travaux de recherche portent sur les interactions entre aménagement du territoire, réseaux de transport et dynamiques de mobilité.

Chapitre 1

Les modèles d’interaction spatiale : formes, estimation, simulation (pages : 15-44)

Les modèles d’interaction spatiale sont des outils mathématiques permettant d’estimer et d’expliquer les flux de personnes, de biens ou d’information entre des lieux à partir de facteurs de distance et d’attractivité. Ce chapitre en retrace l’historique et les principales évolutions, puis présente des cas d’utilisation complets, mobilisés dans des démarches explicatives comme prédictives.


Chapitre 2

Modèles de dynamiques de réseaux de villes : enjeux et perspectives (pages : 45-77)

Les villes sont indissociables des réseaux de communication qui les connectent et qui rendent leurs évolutions de plus en plus interdépendantes. Ce chapitre rappelle les définitions des interactions entre villes et les théories qui articulent villes et réseaux. Les modèles qui simulent la dynamique des villes en fonction de leurs interactions sont analysés et confrontés aux difficultés pour rendre la science des villes plus prédictive.


Chapitre 3

Les modèles de dynamique territoriale « usage du sol-transport » (pages : 79-105)

Ce chapitre mène un état de l’art des modèles d’interaction transport – usage du sol (dénommés par l’acronyme LUTI ou ITLUM en anglais). Après avoir présenté dans un premier temps leur historique, les grands principes, et les principales familles de modèle, la seconde partie du chapitre traite de leur mise en œuvre et des enjeux méthodologiques en termes de données, de calibration et de validation des modèles.


Chapitre 4

Dynamiques des territoires urbains et modèles de réseaux de mobilité quotidienne (pages : 109-134)

Ce chapitre questionne la manière dont la portée croissante et l’imbrication de plus en plus complexe des flux de déplacement quotidiens renouvellent les modèles de délimitation des contours de villes et l’analyse des centralités internes en recomposition. Les méthodes sont fondées sur l’observation de réseaux de mobilité quotidienne, envisagés dans leur double acception d’interrelations construites par les déplacements de population d’une part, d’infrastructures de communication d’autre part.


Chapitre 5

Les interstices des systèmes de villes en France (pages : 135-157)

Ce chapitre explore la diversité des territoires ruraux, situés à l’extérieur des systèmes de villes français et pouvant être en interaction avec ces espaces urbains. L’approche fonctionnelle permet un éclairage original sur les catégories spatiales en vigueur pour décrire le fait urbain en France et suggère le besoin de méthodes plus souples, adaptées aux contextes locaux.


Chapitre 6

Le développement territorial à l’épreuve des transferts de salaires (pages : 159-181)

La circulation croissante des salaires versés aux actifs, du fait notamment de la mobilité quotidienne, fait aujourd’hui s’interroger sur le rapport qui s’installe, par ce lien, entre les métropoles et les territoires non métropolitains. Ce chapitre en propose une analyse empirique en France et apporte un certain nombre de nuances à l’idée selon laquelle les métropoles redistribueraient à l’extérieur une partie des salaires qu’elles versent.


Chapitre 7

Réseaux et territoires : le cycle long des infrastructures de transport (pages : 185-212)

Lors de son développement initial, un réseau d’infrastructure de transport donne aux zones desservies un avantage comparatif, il structure le territoire. Quand le réseau s’élargit et se densifie, il dessert l’ensemble des zones de façon égale et d’autres critères, naguère secondaires, président aux choix de localisation d’activités : quand un réseau se renforce, son effet structurant s’affaiblit ! C’est le « paradoxe des infrastructures ». Enfin, une nouvelle technologie s’appuyant sur un nouveau réseau peut se substituer à l’ancienne et ouvrir une nouvelle phase de différenciation du territoire. Ce chapitre en fournit un éclairage en s’appuyant notamment sur le cas du réseau ferroviaire français du XIXe au XXIe siècle.


Chapitre 8

Les données géohistoriques et la coévolution entre réseau et territoire (pages : 213-236)

Ce chapitre propose de revisiter le lien entre réseau et territoire en soulignant l’apport des bases de données dites « géohistoriques ». Un protocole de numérisation des réseaux pour un SIG-H (c’est-à-dire intégrant la dimension temporelle) est proposé. L’utilisation de la théorie des graphes permet ensuite la construction d’indicateurs confrontés aux données de population sur le temps et caractériser la coévolution des réseaux et des territoires, qui est étudiée empiriquement dans le cas du réseau ferroviaire français au cours de ce chapitre.


Chapitre 9

Coévolution des villes et des réseaux routiers : une démarche ontologique et systémique (pages : 237-270)

Ce chapitre porte sur le système complexe formé par les villes et les routes. Les éléments « faisant système » sont définis d’un point de vue conceptuel et les « observables » permettant de rendre opérationnel le modèle proposé sont discutés. La généricité du modèle est testée pour trois périodes historiques : l’Antiquité, le Moyen-Âge et la période pré industrielle.


Chapitre 10

Modélisation de la coévolution transport/territoire : perspectives multiscalaires (pages : 273-310)

A travers une approche par comparaison de modèles, ce chapitre montre la grande diversité disciplinaire des approches de coévolution transport / territoires. L’analyse détaillée des ontologies de modèles, de leur portée spatiale et temporelle suggère un potentiel à développer des modèles plus intégrés, modulaires et adaptés à des travaux prospectifs dans un contexte de transition écologique.


Chapitre 11

Usage des modèles pour l’aménagement (pages : 311-333)

Les modèles sont des objets polymorphes et de nombreux travaux en ont souligné la variété : la nature des modèles a fait l’objet d’une grande attention, leur usage dans l’aménagement a été moins étudié. Ce chapitre analyse les discours produits par les utilisateurs de modèles sur leur propre utilisation et propose une grille de lecture des usages des modèles numériques en aménagement.